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Publié le mercredi 10 janvier 2018
Informations diverses

Le solde migratoire compense un solde naturel déficitaire dans le Sud et l’Ouest de la France (Insee)



L’Insee a recensé 66 millions d’habitants en France (hors Mayotte) au 1er janvier 2015, dans son étude sur les évolutions démographiques de la population française entre 2010 et 2015 publiée le 27 décembre 2017. La population a augmenté de 0,5 % en moyenne chaque année.

L’institut analyse plus finement l’évolution des populations d’un département à l’autre en fonction des mouvements naturels (naissances et décès) et des mouvements migratoires (entrées et sorties) sur le territoire départemental. Ils sont très disparates sur l’ensemble du territoire.

L’étude note de fortes disparités entre les évolutions démographiques des différents territoires. Entre 2010 et 2015, « 39 départements bénéficient d’un taux d’évolution de la population égal ou supérieur à la moyenne nationale, contre 53 entre 1990 et 2010 », compare l’Insee.

Globalement, la population augmente dans 75 départements. L’Île-de-France, les départements d’Outre-mer et ceux où se trouvent les principales métropoles concentrent cette hausse. « La population croît le plus fortement en Guyane, en Auvergne-Rhône-Alpes, sur la façade atlantique, en Occitanie, en Île-de-France et en Corse, notamment dans les départements alliant attractivité et dynamisme naturel. » Un habitant sur cinq vit dans l’une des 100 communes les plus peuplées de France. Le solde naturel est en hausse de 0,4 %, devant le solde des entrées-sorties qui augmente de 0,1 %.
La croissance du solde naturel est directement liée à la jeunesse de la population, et est l’apanage des départements les plus urbanisés. Elle culmine à 2,3 % par an en Guyane et atteint ou dépasse les 1 % par an dans quatre départements franciliens et à la Réunion.

« Les évolutions de population dues aux migrations offrent une image presque inversée des soldes naturels », selon l’institut. Le solde migratoire est en hausse dans 11 départements. Il confirme l’attractivité du Sud et de l’Ouest, « même si celle de la façade méditerranéenne diminue ». Ainsi, il est déficitaire dans le Nord-Est, alors qu’au Sud d’une ligne allant de la Seine-Maritime, comprenant Paris et l’Est de l’Île-de-France et s’étendant jusqu’au Jura, les arrivées sont supérieures aux départs. L’excédent migratoire est particulièrement fort (plus de 1 % par an) en Corse, dans l’Hérault, la Gironde, les Landes et les Pyrénées-Orientales. « Le bilan migratoire s’améliore dans 11 départements », notamment en Auvergne Rhône-Alpes, dans l’Essonne, la Gironde et la Loire-Atlantique, mais aussi dans le Nord, la Marne et la Seine-Saint-Denis, « où le déficit migratoire se réduit », conclut l’Insee.

Dans les pôles urbains, les migrations se font surtout dans les couronnes, « montrant ainsi la poursuite des mouvements de périurbanisation », indique l’Insee.

Le nombre de départements où la population est globalement stable ou en baisse passe à 27, soit 13 de plus qu’entre 1990 et 2010. Ils sont situés sur une diagonale allant des Ardennes au Massif central. Au sud de la Loire, les excédents migratoires sont même insuffisants pour compenser un solde naturel défavorable, dû à une population âgée. Dans les anciens bastions industriels du Nord et de l’Est (Orne, Vosges, Haute-Marne, Indre et Nièvre), le déficit migratoire est de moins en moins contenu par l’excédent naturel.
Le solde naturel est négatif dans les départements du centre ou du quart sud-ouest, où la population est plus âgée. C’est le cas notamment dans la Creuse (- 0,8 % par an), la Nièvre et le Cantal (- 0,5 % par an).

« La croissance naturelle liée aux migrations s’est dégradée dans 38 départements ». Elle s’infléchit nettement en Paca et au sud-est de l’Occitanie, tout comme dans la partie ouest du Massif central, l’est du bassin parisien et la Guyane.

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