mis à jour le 24 novembre 2014

Fralib

Le projet alternatif de reprise présenté à l’Assemblée Nationale

vendredi 21 décembre 2012 , par Isabelle Chasserant

Après 800 jours de lutte, les salariés de l’usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône), ont présenté jeudi, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée Nationale, leur projet de reprise de l’entreprise sous forme de Scop.

"Toutes les conditions sont réunies aujourd’hui pour mettre en oeuvre notre projet alternatif", a déclaré Olivier Leberquier, délégué syndical CGT de l’usine.

Soixante-douze des 182 anciens employés de Fralib sont partie prenante à la création de cette Scop, après la fermeture de l’usine de Gémenos par le groupe anglo-néerlandais Unilever qui la jugeait non rentable et bloque ce projet en refusant de céder la marque Elephant.

Pourtant, les salariés ont indiqué avoir bouclé leur projet grâce à quatre partenaires : un directeur opérationnel qui apportera son savoir faire, un industriel du thé qui fournira la matière première à partir de ses propres plantations, un industriel spécialisé dans les petits déjeuners, et un industriel prêt à investir 15 à 20 millions d’euros.

"Nous demandons la cession de la marque Elephant pour un euro symbolique", a affirmé Olivier Leberquier, estimant que cette marque, née à Marseille il y a 120 ans avant d’être reprise par Unilever, était "un patrimoine de la Nation et des salariés [...] Aujourd’hui, l’Etat doit obliger Unilever à assumer ses responsabilités en l’amenant à céder Elephant".