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Taxis/VTC

Le gouvernement responsable, tous les chauffeurs victimes !

mercredi 10 février 2016 , par Laura
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Depuis déjà de nombreux mois se déroule sous nos yeux, une multiplication de la mobilisation des chauffeurs de taxis et VTC, chacun faisant le constat qu’il ne peut plus vivre du fruit de son travail dans un « marché » du transport individuel de personnes où l’apparition de plateformes gérées par de grands groupes financiers est venue finir de mettre à mal un équilibre fragile.

Les chauffeurs de taxis qui supportent de lourdes contraintes (examens, locations ou achat d’une licence,...) dans des conditions de travail précaires se retrouvent ainsi confrontés aux VTC qui bien que ne supportant ni les mêmes charges ni les mêmes contraintes se rendent vite compte de la précarité du secteur. A cela, s’ajoute le détournement de la loi LOTI par des patrons peu scrupuleux qui détournent ce mode de transport collectif pour faire diminuer leurs charges, tout en exploitant une main d’œuvre précaire car sans aucune qualification. C’est le partage de la misère !

Les pouvoirs publics, pour masquer en réalité leurs atermoiements et le manque de volonté d’établir des règles claires, permettant une complémentarité et non une concurrence féroce entre ces professions, jouent le jeu extrêmement dangereux, des uns contre les autres.

Or, la colère de chacun est parfaitement légitime. Les revenus de misère et les journées de 15 heures derrière le volant, amènent l’ensemble des chauffeurs à être à bout. Comment ne le serait-on pas quand aujourd’hui ils ne gagnent plus que quelques euros de l’heure, bien insuffisant pour payer l’ensemble de leurs dettes, de leurs charges et pour faire vivre leur famille.

La CGT rappelle d’ailleurs que la précarité de ce secteur est également liée au démantèlement du salariat : Location pour les taxis et auto-entrepreneurs pour les VTC/LOTI. Nous avons ici la démonstration que la destruction du salariat ne peut qu’engendrer précarités et dégradations des conditions de travail.

La CGT dénonce l’attitude du gouvernement dans ce dossier qui n’a que trop duré. Il est urgent qu’il définisse des règles, évitant une concurrence mortifère pour les chauffeurs et permettant à chacun, de vivre du fruit de son travail. Cela suppose de s’affronter aux appétits financiers de quelques uns en définissant pour chacun de ces acteurs, un rôle clair et précis afin de stopper net la dérégulation de ce secteur. Que pour une fois, il en est le courage !

La CGT reste pleinement disponible pour avancer vers un nouveau modèle fructueux, tout en réaffirmant sa solidarité avec tous les chauffeurs qui luttent pour améliorer leurs conditions de vie.

Montreuil, le 10 février 2016