La cgt

Publié le jeudi 27 décembre 2012
Négociation « sécurisation de l’emploi »

Le Medef s’obstine à exiger plus de flexibilité : votre intervention est indispensable !



A la demande du gouvernement, Syndicats et patronat ont engagé une négociation nationale interprofessionnelle. Les conclusions, attendues pour la fin Décembre 2012, sont susceptibles d’être retranscrites dans une loi et donc un débat parlementaire au début de l’année 2013. Mais les dernières propositions du Medef sont toujours une véritable provocation. Chacun d’entre vous peut mesurer qu’elles conduisent à une impasse économique et sociale, les salariés toujours plus considérés comme variable d’ajustement des choix patronaux.

Après avoir touché 20 milliards d’aides publiques, le Medef en veut plus : licencier plus vite, plus facilement, moins cher et sans contrôle.
Les positions du Medef sont à ce point inacceptables que, pour l’instant, tous les syndicats les ont rejetées. La partie n’est cependant pas terminée, les négociations reprennent les 10 et 11 janvier 2013.


La CGT ne laissera pas faire, c’est votre avis qui doit compter dans cette négociation.
Face à l’urgence sociale nous proposons à la fois des mesures immédiates et d’autres de nature à transformer durablement le quotidien des salariés.

C’est une révolution dans le Code du
Travail qui se prépare. La CGT vous
informe et vous alerte. Prenez
connaissance de ce qui vous menace :

Le contrat de projet : nouveau contrat précaire

Il existe déjà une multitude de contrats
de travail qui permettent une extrême
souplesse pour les employeurs et qui provoque
une extrême précarité pour les
salariés. (Temps partiel, CDD, contrats
de chantier, saisonnier, intérimaire, aidé,
intermittent, d’alternance,… bientôt
contrat de génération et contrat d’avenir.)
Le Medef innove encore avec le contrat
de projet : Votre employeur pourrait
vous employer demain en CDI de projet
qui n’a de CDI que le nom puisque vous
pourriez être licencié dès la fin de la
tâche confiée. Cela pouvant se produire
à tout moment et sans l’application des
droits liés à un licenciement économique.
Vous n’auriez aucune indication précise
sur la fin de votre contrat. Comment
construire votre avenir, obtenir un logement
ou un crédit bancaire face à une
telle incertitude ?

La mobilité… forcée

Votre employeur pourrait vous muter
sur un autre site de travail situé à 50 km
ou augmenter votre temps de trajet de
45 minutes avec comme conséquences
une forte amplitude de votre journée et
des frais de transport accrus. En cas de
refus de votre part, direction la porte !
Le chantage à l’emploi, l’arme
pour déréglementer
Déjà aujourd’hui, au nom de la compétitivité
et sous prétexte de crise, la plupart
des entreprises, quelle que soit leur situation
financière, exercent le chantage à
l’emploi (gel des salaires, augmentation
des cadences et des amplitudes de travail,
recours aux contrats précaires…) mais
elles sont obligées de respecter les clauses
de votre contrat de travail.

Demain, le Medef veut se débarrasser
des clauses individuelles du contrat de
travail : dès lors qu’un accord collectif
serait passé dans l’entreprise pour soi
disant « préserver l’emploi », tout salarié
serait contraint d’accepter une
baisse de son salaire, une modulation
du temps de travail, un changement
d’affectation de son lieu de travail,
une détérioration des conditions de
travail…

Alors qu’aujourd’hui votre entreprise ne
peut agir ainsi sans votre accord, demain
en cas de refus vous seriez licencié pour
motif économique mais sans reclassement
et avec des indemnités minorées.
Vous seriez en plus privé de votre droit
de recours devant un juge !

Droit du travail : la Jungle contre l’État de droit !

…Et si on pouvait faire travailler
gratuitement !

Aujourd’hui, vous avez 5 ans pour réclamer
les salaires payés ou contester tout
manquement de votre employeur. Le
patronat veut ramener ce délai de prescription
à 18 mois.

CE, CHSCT : des moyens d’intervention réduits

Aux yeux du Medef le comité d’entreprise
et le CHSCT constituent une
entrave à la liberté de gestion des
employeurs. Le Medef veut donc réduire
leurs prérogatives.

Plus de chômeurs moins d’indemnités

Aujourd’hui, moins d’un salarié sur
deux est indemnisé par l’allocation
chômage, les femmes, les jeunes
ayant peu travaillé sont les plus pénalisés.
C’est l’état, avec l’argent public, qui
vient de plus en plus en aide aux chômeurs
par l’attribution de diverses
allocations : les entreprises licencient,
la collectivité paie !
Le patronat veut bien revoir le mécanisme
d’indemnisation des chômeurs…
mais à coût constant.
Autrement dit, ceux qui sont indemnisés
devront accepter une diminution
de leurs droits pour que d’autres en
bénéficient.
Pour le patronat, c’est aux salariés
de se débrouiller des conséquences
de la crise !

Pour la CGT : C’est NON ! Face à l’urgence sociale, à la précarité galopante, à l’explosion du chômage ; il
faut des garanties nouvelles pour les salariés, des emplois stables et bien rémunérés, des droits nouveaux
d’interventions sur la stratégie des entreprises, un parcours professionnel attractif et sécurisé, une protection
sociale de haut niveau.