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Agression en psychiatrie

La non réponse aux besoins de santé est assassine

vendredi 30 octobre 2015 , par EB

Après son adoption au Sénat le 6 octobre dernier, le projet de loi Santé du gouvernement repasse par la case « Assemblée nationale » pour une lecture définitive. llustration symptomatique de l’état du service public de santé, mardi 20 octobre 2015, en psychiatrie, un patient a agressé 3 salariés par arme blanche au Centre Hospitalier du Sud Francilien.

Si le projet de loi Santé comporte quelques avancées : la généralisation du tiers-payant, la lutte contre le tabagisme ou la maigreur excessive…, pour le reste, ce n’est que prescriptions qui vont maltraiter patients et soignants. Les fusions, mutualisations et restructurations vont s’intensifier, entraînant la fermeture de nombreux services : maternité, urgences, chirurgie, réanimation, pédiatrie. Ce sera moins de proximité pour les citoyens et la saturation des grands centres hospitaliers. Les trois milliards d’économies exigés entraîneront 22 000 suppressions de postes….

Agression à l’arme blanche au Centre Hospitalier du Sud Francilien

Illustration symptomatique de l’état du service public de santé, mardi 20 Octobre 2015, un patient a agressé 3 salariés par arme blanche en psychiatrie au Centre Hospitalier du Sud Francilien. Une agression extrêmement traumatisante pour les personnels. Une salariée est encore hospitalisée et toute l’équipe est en arrêt de travail. Le patient, qui a fugué de l’hôpital après cette agression, a été interpellé aux abords de l’établissement. Il est décédé suite à la confrontation avec les forces de l’ordre.

La CGT avait alerté sur le danger encouru

Un danger grave et imminent avait été déposé par la délégation CGT au Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, le 24 septembre dans l’unité psychiatrique où était hospitalisé le patient pour dénoncer la situation difficile. La direction avait fait la sourde oreille.

Une nouvelle fois, la violence et la maladie mentale sont stigmatisées par la faute d’une politique de santé et des conditions de travail inacceptables.

Les bons soins et la finance ne sont pas compatibles

Pour la CGT, il faut que des décisions soient enfin prises et il n’est pas question de regarder la liste des victimes s’allonger encore. Il est urgent que le gouvernement prenne les responsabilités qui lui incombent et cesse immédiatement toutes les restructurations, fermetures de lits et de structures. Les bons soins et la finance ne sont pas compatibles. La CGT réaffirme son opposition à la loi Santé et appelle à la mobilisation.