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Publié le vendredi 3 février 2012

La France vit-elle au-dessus de ses moyens ?



Le problème, c’est que les déficits résultent moins d’un excès de dépenses que d’un manque de recettes.

En d’autres termes, la dette, qui ne date pas
d’aujourd’hui, s’est emballée avant tout sous l’effet de la crise
(chute d’activité) passant de 67,5 % à 81,7 % du PIB entre 2008 et
2010. Sous l’effet aussi de la politique fiscale du gouvernement,
particulièrement généreuse pour les riches et les entreprises :
réduction de la TVA dans la restauration, suppression de la taxe
professionnelle, baisse de l’impôt sur la fortune… Toutes ces mesures
ont été financées par l’emprunt du premier au dernier euro.
L’austérité risque
d’autant plus
d’étouffer la croissance
qu’elle
est pratiquée à
l’échelle de l’Europe,
qui entre
déjà en récession.
C’est, au contraire,
par une politique
de revalorisation
du travail qu’on
parviendra à relancer
l’activité et
la croissance, sans
laquelle il est illusoire
d’espérer réduire
les déficits.