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Publié le mardi 21 novembre 2017
En direct de l’institutionnel

La France au 4e rang des pays où les chercheurs coûtent le moins cher aux entreprises, après l’Inde, l’Espagne et le Brésil



Coût moyen du chercheur après incitations (2017)

C’est l’analyse de l’Association Nationale Recherche Technologie qui rassemble les 350 principaux acteurs publics et privés de la recherche et de l’innovation afin de promouvoir la coopération entre les entreprises et les laboratoires dans toutes les disciplines et tous les secteurs industriels.
Elle a publié fin octobre 2017 sa comparaison internationale annuelle sur le "coût du chercheur", à partir des données fournies par un "panel" de 14 groupes internationaux pris parmi ses membres (Air Liquide, Aperam, Areva, Arcelor Mittal, Decathlon, EDF, Faurecia, Mitsubishi Electric, Orange, Renault, Saint-Gobain, Sanofi, STMicroelectronics et Thales). Ils "effectuent une partie de leur recherche en France" et "ont accepté de calculer puis de communiquer les coûts de revient comparés de leurs chercheurs (compte tenu des aides directes et fiscales) dans les pays dans lesquels ils investissent en recherche". Ce sont ainsi "plus de 67 000 chercheurs qui sont pris en compte dans cette comparaison".
L’indice du coût du chercheur français est ainsi passé de 75 en 2016 à 71 cette année, plaçant la France au 4e rang des pays où les chercheurs coûtent le moins cher aux entreprises, après l’Inde, l’Espagne et le Brésil (le coût du chercheur est ici exprimé en indice, la valeur 100 correspondant au coût moyen du chercheur français sans CIR, ni subvention).

Evolution du coût du chercheur 2011-2017

Le message adressé par ces entreprises aux décideurs français est simple (simpliste ?) :
La "concurrence des politiques publiques pour attirer et conserver les activités de R&D est plus forte que jamais". Le "coût du chercheur français est compétitif à l’échelle mondiale". Cette attractivité de la France pour la R&D est "fragile". En effet, "c’est le maintien de la compétitivité par les coûts de la recherche qui garantit une évolution favorable des effectifs de recherche" en France, sachant que "dans les groupes, les équipes de recherche localisées en France sont de fait en compétition interne avec toutes les autres équipes localisées ailleurs". Dans cette compétition, "le coût du chercheur est un élément déterminant pour les décideurs centraux de maintenir une activité de recherche dans une zone géographique donnée".
… et donc …
Pour la consolider, le meilleur atout de la France est le maintien du Crédit d’impôt recherche dans "sa forme actuelle". L’ARNT se félicite notamment que, dans l’Hexagone, "le soutien à la R & D industrielle s’appuie sur des règles simples et stables, au coût maîtrisé". Au sein du CIR, "le dispositif jeune docteur apparaît comme un puissant booster de l’emploi de chercheur dans les entreprises".

… Le discours habituel pour toujours plus d’aides publiques aux entreprises … aux salariés, y compris les plus qualifiés, d’en payer le coût …


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