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Mobilisation nationale unitaire

La Culture en marche pour son avenir

lundi 10 février 2014 , par Sabine Ferry

Photo : Orlane. C

« La culture, c’est l’avenir ». « La culture n’est pas un luxe dont on peut se débarrasser en période de disette ». Axelle, musicienne, rappelle, non sans amertume, ces mots prononcés en 2012 par François Hollande. Elle participe, ce lundi 10 février 2014, à « la Marche pour la culture », mobilisation nationale unitaire (CGT, CFDT, FO, CGC, Syndeac*, grands syndicats d’employeurs des secteurs de la musique, de l’opéra, des orchestres et de l’art contemporain…)

Autour d’Axelle, mais aussi dans plusieurs villes de France (dont Nantes, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier…), artistes, producteurs de spectacles vivants, organisateurs de festivals, bibliothécaires, archéologues, associations d’usagers du service public et de la culture… entament leurs marches. Ils veulent notamment rappeler ses promesses au Président avant qu’une délégation soit reçue à Matignon.

« On représente un petit secteur, mais on a la prétention de penser que c’est un secteur essentiel », considère Denis Gravouil, responsable de la CGT Spectacle. Or, toutes les décisions prises par le gouvernement infirment ce point de vue. Par exemple, la délégation des compétences de l’Etat aux collectivités territoriales, dans le cadre de la nouvelle loi de décentralisation. Tout cela sur fond de nouvelles baisses des budgets culturels de l’Etat et des collectivités territoriales (-18%) d’ici à 2017.

Denis Gravouil Responsable CGT Spectacle. Photo : Orlane. C

Autre dossier très sensible, le devenir du régime des intermittents du spectacle. Le flou persiste sur l’épineux dossier de l’assurance chômage. Une prochaine séance de négociation est prévue jeudi prochain, et même si la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti et le ministre du Travail, Michel Sapin assurent régulièrement qu’il ne faut toucher ni aux droits des chômeurs, ni aux droits des intermittents du spectacle, « les velléités du Medef et de la CGPME ne vont pas dans ce sens », s’inquiète Denis Gravouil. « Le patronat brandit systématiquement la caricature de l’intermittent privilégié, percevant des allocations plus élevées que la moyenne… or, ce qui pèse dans les comptes de l’Unedic, rappelle-t-il, c’est la précarité. Plus de 4 milliards d’euros pour les ruptures conventionnelles et plus de 8 milliards pour l’ensemble des CDD ».

Une nouvelle mobilisation est prévue le 12 mars prochain, en lien avec la fin de ces négociations, mais aussi pour peser sur les arbitrages budgétaires pour les trois prochaines années.

*Syndeac : Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles

Signez la pétition « Je marche pour la culture »