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Publié le mardi 13 mars 2007

La Cgt s’oppose à la reprise des expulsions locatives

Logement

La Cgt affirme que le logement ne peut être assimilé à une marchandise comme une autre soumise à la loi du marché. Elle rappelle que l’effectivité du droit au logement ne sera véritablement garantie que dans le cadre d’un grand service public de l’habitat, décentralisé au niveau des bassins d’habitats pertinents et adossé à un pôle public de financement dont le livret A doit rester le socle incontournable

Dès le 15 mars prochain, les expulsions des locataires par les bailleurs vont reprendre en toute légalité ! La Cgt s’oppose à cet état de fait, apporte son soutien et participe aux initiatives d’action contre les expulsions.

La fin des frimas d’hiver n’est pas synonyme du retour à « meilleure fortune » pour toutes les victimes de la crise économique et sociale, du chômage, de la précarité, des faibles revenus et de la pauvreté.

La Cgt réaffirme son opposition aux expulsions locatives systématisées pour congé de vente, non-paiement des loyers ou aux coupures d’eau, d’électricité et de chauffage, que ce soit dans le parc public ou dans le parc privé, sans qu’aucun diagnostic social préalable ne soit effectué, ni recherchées des solutions adaptées.

La Cgt refuse que soit ajoutée à la pauvreté et à la misère, l’exclusion par l’expulsion des locataires de leur logement.

Cela n’est pas digne de la France des droits de l’homme.

Elle exige, qu’en cette période de vacance législative, le gouvernement prenne toutes dispositions pour interdire les expulsions.

La Cgt rappelle qu’à l’occasion des débats parlementaires sur la loi pour le droit au logement opposable, elle a réaffirmé qu’afin que celui-ci devienne effectif, il fallait une action durable et en profondeur pour refonder une véritable politique de l’habitat et du logement, avec une production de logements sociaux à la hauteur de cette exigence sociale.

L’Etat garant du droit au logement doit mobiliser des moyens financiers pour produire 120 000 logements locatifs sociaux par an pendant 5 ans.

Ces logements doivent être de qualité avec un financement qui permette que la quittance (loyer + charges) n’excède pas 20 % des revenus des ménages. Ils doivent être bien répartis sur tout le territoire et notamment dans les communes où ils font défaut.

La Cgt affirme que le logement ne peut être assimilé à une marchandise comme une autre soumise à la loi du marché. Elle rappelle que l’effectivité du droit au logement ne sera véritablement garantie que dans le cadre d’un grand service public de l’habitat, décentralisé au niveau des bassins d’habitats pertinents et adossé à un pôle public de financement dont le livret A doit rester le socle incontournable.