mis à jour le 27 novembre 2014

Contre les supressions d’emplois chez PSA

La CGT dévoile son "Plan B"

lundi 10 décembre 2012 , par F. Dayan

Dévoilé le 9 juin 2011 par la CGT, nié par la direction PSA pendant plus d’un an, le plan Varin a finalement été officialisé le 12 juillet 2012. Ce temps perdu pour des raisons politiciennes a contribué à aggraver la situation, à créer une grave crise de confiance entre la direction de l’entreprise et les salariés, et sans doute à compliquer les relations entre la direction et les représentants du gouvernement.

Ce plan de 8000 suppressions d’emplois comporte :
- La fermeture d’Aulnay (3000 salariés en CDI)
- 1400 suppressions d’emplois à Rennes
- La suppression de 3600 emplois sur les autres sites, impactant très lourdement les effectifs de R&D.
- Ce plan, s’il était appliqué, provoquerait des dégâts sociaux lourds, en interne et dans la sous-traitance. Il n’épargnerait pas les effectifs intérimaires, et les prestataires chassés de leur poste par le reclassement de salariés PCA. Il aurait des conséquences graves dans les bassins d’emplois où PSA est installé. A ce titre, une alternative au plan de M. Varin est un enjeu pour toute la filière automobile et pour les pouvoirs publics.

- Ce plan ne répond pas aux enjeux financiers auxquels le groupe PSA est confronté, bien au contraire : Pour la seule fermeture d’Aulnay, le rapport SECAFI indique un coût indicatif de 250 M€, qui plomberait les comptes PSA jusqu’en 2017. (Annexe 2 : SECAFI volet 2 page 123)
- La réalisation de ce plan amènerait certaines usines à être surchargées (Trnava, Sochaux, Vigo) à l’horizon 2016 /2018 et à la merci du moindre aléa, tandis que d’autres seraient fermées (Aulnay) ou en sous-charge (Mulhouse).
- De plus, il compromettrait l’avenir de PSA, en provoquant le rétrécissement de la gamme et en affaiblissant les capacités de R&D. Il mettrait en cause la capacité de PSA à rebondir, lors du renouvellement de certains modèles, dans le cadre de l’alliance avec GM, à partir de 2016.

La CGT est donc au côté des salariés d’Aulnay, de Rennes et de tous les sites pour s’opposer à la casse des emplois.

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Lire la totalité du Plan B de la CGT PSA et les annexes

La CGT propose une alternative, un plan B, qui s’appuie sur les points forts que représentent les salariés du groupe et du réseau de sous-traitance, qu’ils soient ouvriers, techniciens ou ingénieurs, dont les compétences et la capacité d’innovation ont jusqu’à présent permis le développement de l’entreprise. L’alternative proposée par la CGT comporte 3 volets :
Un volet financier, avec un apport de capital de 1,5 G€ de la famille Peugeot et de ses sociétés financières FFP et Peugeot Frères.
Un volet industriel, permettant de maintenir tous les sites, y compris Aulnay.
Un volet social visant à réduire le nombre de suppressions d’emplois
- Créer de nouveaux emplois sur les sites impactés ;
- Sécuriser les transitions professionnelles et les fins de carrières ;
- Un CDI pour un CDI ;
- Une préretraite-pénibilité à partir de 55 ans