La cgt
NOUS SUIVRE
  
Publié le mardi 10 octobre 2006

L’indignation après l’assassinat de la journaliste russe Anna Politkovskaïa



La Cgt réaffirme son soutien à tous ceux qui, en Russie comme dans les autres Républiques de l’ex URSS, luttent pour l’établissement de la démocratie et le respect des droits de l’Homme.

L’assassinat de Anna Politkovskaïa, journaliste à Novaïa Gazeta, samedi 7 octobre, marque une nouvelle étape dans la dégradation de l’état de droit en Russie.

La Cgt adresse ses sincères condoléances aux enfants et à la famille de Anna Politkovskaïa ainsi qu’au journal Novaïa Gazeta dont elle était l’un des piliers et qui est régulièrement attaqué dans son combat pour la liberté d’expression et le droit à une information pluraliste.

Indépendante et étrangère aux influences et aux pressions dont elle était victime, Anna Politkovskaïa était de tous les combats pour l’établissement d’une démocratie digne de ce nom dans son pays : contre la guerre en Tchétchénie, contre les dérives autoritaires du régime et plus particulièrement de la police, de la justice et du système carcéral, contre l’établissement d’un racisme d’Etat dont le dernier symptôme prend aujourd’hui la forme d’expulsions massives de Géorgiens, contre le verrouillage du système politique.

L’assassinat de Politkovskaïa intervient dans le cadre d’une recrudescence de violences et de tensions, et fait suite à plusieurs années de guerre entre le pouvoir et les médias indépendants.

Ce conflit s’est soldé par une mise au pas des télévisions et de la quasi-totalité de la presse écrite, Novaïa Gazeta, faisant figure d’exception. Cette situation est préoccupante pour le devenir d’un pays qui doit renouveler cette année son assemblée législative et qui devrait désigner l’année prochaine un nouveau Président, Vladimir Poutine arrivant au terme d’un second mandat en principe non renouvelable.

La Cgt réaffirme son soutien à tous ceux qui, en Russie comme dans les autres Républiques de l’ex URSS, luttent pour l’établissement de la démocratie et le respect des droits de l’Homme.