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Publié le jeudi 28 mai 2009
Nouvelle Calédonie

L’Etat français fait le choix de la matraque



Une fois encore, c’est par l’intimidation que l’Etat français tente de régler les conflits sociaux en Nouvelle Calédonie.

Il est vrai que le Haut Commissaire de la République a peu d’estime pour les syndicalistes de l’USTKE qu’il qualifie publiquement de voyous et de bandits.
Il n’a donc pas hésité ce jeudi à envoyer les forces de l’ordre contre les militants de l’USTKE venus apporter leur soutien à une salariée de la compagnie Air Calédonie menacée de licenciement.

Selon les témoins, l’action de la police a été particulièrement violente et s’est soldée par l’arrestation des dirigeants de l’USTKE placés en garde à vue.

Force est de constater que cette tentative d’intimidation intervient quelques semaines après la progression des indépendantistes lors du scrutin du 10 mai dernier concernant les élections provinciales.

La CGT tient à dénoncer une nouvelle fois la répression inacceptable de l’Etat français et le coup de force à propos de cette action syndicale, alors qu’auraient du s’ouvrir des négociations. Elle exige la libération immédiate des syndicalistes, ainsi que l’arrêt des poursuites judiciaires.

La CGT apporte son soutien à l’USTKE et assure les militants de l’USTKE emprisonnés, de son entière solidarité.

Montreuil, le 28 mai 2009