La cgt
NOUS SUIVRE
  
Accueil  >> Société  >> Logement
Publié le vendredi 25 février 2005

Journée d’étude nationale sur le logement du 10 décembre 2004

Logement

Trois documents sont à télécharger :

1- GOUVERNANCE - Le sens de la présence des administrateurs Cgt dans les ESH. Intervention de Gérard Laugier
Extrait :
Il nous faut bien mesurer ce qu’implique la nouvelle gouvernance : avec la participation du 1 % (dont il faut rappeler qu’il est à l’origine de cette exigence qui a été, partiellement, reconnue et inscrite dans la loi Borloo) :

  • Sortir le 1% d’un rôle de simple banquier et faire des partenaires sociaux des interlocuteurs incontournables et des opérateurs.
  • Les partenaires sociaux deviennent des actionnaires et vont devoir jouer un rôle important.
  • Les ESH sont de vraies entreprises. On intègre une dimension nouvelle du logement et de notre intervention. La Cgt doit y tenir sa place parce qu’on considère que le 1 % doit agir avec les outils dont il dispose.
  • Il n’est pas question de laisser le 1 % aux mains du Medef et de sa technostructure. Ce qui est le cas encore aujourd’hui dans les ESH.

    Notre présence, dans les conditions actuelles, y compris à des postes de responsabilité, va permettre de rééquilibrer les pouvoirs. Mais une des questions essentielles c’est la responsabilité que le Medef doit assumer, dans le cadre de ses engagements dans le 1 %, d’autant qu’il a la mainmise sur les ESH.

    La tentation naturelle du Medef est de gérer les ESH dans une perspective néolibérale :

    • faire du logement une marchandise comme les autres ;
    • notamment avec la libéralisation des loyers ;
    • participer aux opérations concurrentielles………………..

    2- « La nouvelle gouvernance des ESH ». Introduction à la discussion de CAMILLE ALLAIN
    Extrait :
    Dans les conseils d’administration lorsque l’actionnaire de référence sera le 1 % logement par l’intermédiaire des CIL, les organisations syndicales, dans le cas de conseil à 18 seront présentes pour 3 postes d’administrateurs.

    Notre rôle est donc reconnu, célébré même, mais il est évident que notre rôle sera relatif. En-effet, en assemblée ou en conseil, nous ne parlerons que d’une seule voix, celle de la majorité qui ne nous appartiendra jamais.

    En conseil, nous pourrons nous exprimer mais sans guider ou orienter cette société anonyme qui dépasse les capacités du syndicaliste le plus déterminé.

    Ce conseil, choisi par la technostructure du Médef et à leur dévotion totale mais que l’on considère comme porte-parole des organisations syndicales, des locataires et des élus des collectivités territoriales, est très limité. Les hommes qui le composent, avec la présence nécessaire d’une ou deux femmes, n’ont besoin que d’une connaissance superficielle de l’ESH.

    A de rares exceptions près, on peut compter sur eux pour acquiescer. On donne à ces administrateurs un jeton de présence et un peu à manger et les dirigeants les informent régulièrement des décisions qu’ils ont prises ou de ce que chacun sait déjà.

    Le conseil d’administration approuvera tout, y compris les rémunérations des dirigeants, fixées par les dirigeants eux-mêmes. Celles-ci, comment s’en étonner peuvent être fastueuses.

    Ce commentaire, certes très ironique, n’a pour seule ambition que de poser quelques problématiques bien réelles et permettre d’ouvrir le débat. Cependant, il doit nous permettre de répondre à de vraies questions.

    Ces Conseils d’administration seront-ils de simples chambres d’enregistrement ? Les organisations syndicales seront-elles des faire-valoir du Medef ou caution d’une démocratie bâillonnée ? Quel rôle peut jouer le syndicalisme et singulièrement la Cgt dans cette situation ? Et peut-il jouer un rôle ?

    C’est à cela que je vous invite à rechercher ensemble les réponses à construire pour que la Cgt assume pleinement et efficacement toute sa place.

    3- « Rôle et place du 1% logement dans les politiques de l’habitat » - Introduction à la discussion de Camille ALLAIN
    Extrait :
    Dans un contexte national marqué par une nette insuffisance de l’offre de logements locatifs sociaux, les pouvoirs publics souhaitent mobiliser en faveur d’une relance de la production, les collectivités territoriales, les organismes HLM rassemblés au sein de l’Union sociale pour l’habitat (USH) et les collecteurs du 1 % logement rassemblés au sein de l’UESL.

    Ainsi, le volet « logement » du projet de loi de programmation pour la cohésion sociale prévoit la production de 500 000 logements nouveaux locatifs sociaux entre 2005 et 2009, soit un accroissement annuel de 40 % par rapport à 2004 dont 310 000 PLUS et PLAI et 190 000 PLS. La Cgt s’est exprimée sur le plan de cohésion sociale du gouvernement dans son ensemble et bien entendu sur le volet logement. Partant d’une analyse critique du plan, elle a rappelé ses propositions pour un logement pour tous, contenues dans la note qui vous a été remise.