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Publié le vendredi 4 juin 2004

Irak : la CGT demande le retrait des forces d’occupation



L’armée américaine, comme toutes les forces d’occupation, se livre à des exactions, à la torture et aux exécutions sommaires.

Leurs auteurs sont passibles de l’accusation de crime de guerre, en vertu de la convention de Genève et de celle contre la torture.

Une fois encore, tout démontre qu’il n’y a pas de guerre propre, celle en Irak le prouve à nouveau.

La démocratie promise s’est transformée en cauchemars pour les prisonniers de guerre torturés et en supplices pour les familles. Ces atteintes majeures aux droits de l’Homme ont été authentifiées par le CICR ( Comité International de la Croix Rouge) et l’Organisation mondiale contre la torture.

Le progrès annoncé bascule dans la pire régression.

La guerre en Irak, justifiée par Bush pour faire face au terrorisme international, n’aura fait qu’attiser les haines, les rancoeurs et la vengeance, à abaisser les valeurs humaines.

Les tenants du terrorisme, que nous dénonçons tout aussi fermement, s’en servent pour accroître leur influence malfaisante et leurs actions criminelles.

L’évolution de cette guerre confirme son extrême dangerosité pour tous les peuples qui aspirent à la paix et à plus de justice sociale.

D’abord pour le peuple irakien confronté à une occupation inacceptable : La CGT, qui milite pour la paix, les libertés et le progrès social pour tous les peuples, exige que l’enquête ouverte par la commission des droits de l’Homme de l’ONU puisse faire réellement son travail sur les tortures et le système qui les institue, sur ce qui se passe dans les centres de détention en Irak et sur les responsabilités des autorités militaires et politiques.

La CGT réaffirme que c’est à l’ONU et à elle seule que droit revenir le rôle majeur d’aider le peuple irakien à reconquérir sa souveraineté intégrale, à engager un réel processus de relèvement et de démocratisation.
Le rétablissement rapide passe par un retrait immédiat des forces d’occupation.