mis à jour le 23 octobre 2014

Groupe France Télévisions

Grève très suivie

mardi 18 décembre 2012 , par F. Dayan

Les principaux syndicats de France Télévisions dont les syndicats de journalistes et de techniciens CGT ont appelé mardi à une grève de 24H, au lendemain de la première rencontre entre le PDG du groupe, Rémy Pflimlin, et la ministre de la Communication, Aurélie Filippetti, portant sur le nouveau contrat d’objectifs et de moyens du groupe audiovisuel public (France 2, France 3, France 4, France 5, France ô, 1ère).

Le mouvement est "très bien suivi" a assuré dans la matinée Marc Chauvelot, secrétaire général du SNRT-CGT, qui prévoyait l’annulation de JT à midi et le soir. "Il y a une très forte mobilisation. On est très surpris". Il ne devrait pas y avoir de JT à midi et le soir sur France 3 Amiens, Reims, Clermont-Ferrand, Nice, Brest, Le Havre, Rouen et Lyon. Le tournage d’un film a été arrêté à Marseille.
Sur France 2, la diffusion de l’émission Télématin a été perturbée et à la place du magazine présenté en direct par Sophie Davant "C’est au programme", la chaîne a proposé une rediffusion. La mobilisation des grévistes était complète au sein de l’entité de France 3 qui réalise les éditions « tout-images » pour la chaîne régionale.

"Ce mouvement de grève, c’est un gros coup de colère autant en direction de la tutelle (le ministère de la Communication, ndlr) qu’envers la direction. La tutelle parce qu’elle impose la baisse de budget, la seconde parce qu’elle met en place un plan d’économie drastique", a ajouté Marc Chavelot. La rencontre avec le ministère intervenait six jours après les déclarations fermes de la ministre à l’encontre de Rémy Pflimlin, qu’elle a sommé de lui présenter un "plan stratégique avec des missions de service public" après que celui-ci ait fait connaître une série de mesures drastiques concernant notamment les programmes de fin de soirée.
France Télévisions et le ministère de la Communication négocient depuis septembre un avenant au Contrat d’objectifs et de moyens (COM) pour le groupe audiovisuel public, qui sera confronté en 2013 à une baisse de son budget de 85 millions par rapport à 2012.

C’est dans ce contexte que la CGT, la CFDT, FO et le SNJ ont appelé à cette grève le jour d’un Comité Central d’Entreprise extraordinaire où la stratégie de France Télévisions doit être expliquée. Outre le flou entourant la stratégie, les syndicats dénoncent une "gestion défaillante" et une mise en œuvre "calamiteuse" de l’entreprise unique, initiée en 2010.
Les syndicats critiquent aussi le plan de départ volontaire à venir qui va toucher jusqu’à 1.000 salariés, soit 10% des effectifs.