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18 février, mobilisation à l’appel des syndicats CGT, CFDT, FO et CFE

Gaziers et électriciens en défense du service public et de leur emploi

vendredi 19 février 2016 , par Alessandro Vitagliano

Un 18 février froid selon la météo, chaud selon les grévistes

Les énergéticiens dans la convergence des luttes !

A Areva, des sites ont été bloqués, parfois en convergence avec les agents d’EDF (à Lyon, à Tricastin), d’eRDF-GrDF (en Bourgogne). A la Hague, de nombreuses installations ont été mises à l’arrêt.
A CGG (ex-compagnie générale de géophysique), sous la menace d’un Plan Social, une cinquantaine de salariés ont accompagné la délégation CGT-CFDT reçue au ministère, pour demander la sauvegarde de leurs emplois et des compétences indispensable à la filière hydrocarbure.
A Levallois-Perret, plusieurs centaines d’agents se sont rassemblées devant l’immeuble Carré vert, où devait se tenir le CCE d’EDF, avec à son ordre du jour la fermeture de plusieurs centrales thermiques à flamme.
La salle du CCE a été investie par le personnel directement impacté par ces fermetures. Le CCE n’a pas pu se tenir.
Outre les agents franciliens des différentes entreprises de l’énergie, les thermiciens d’Aramon, de Cordemais, du HAVRE, de Porcheville sont venus en nombre. notre secrétaire générale Virginie Gensel-Imbrecht a apporté le soutien total et l’implication de la fédération dans la lutte contre la casse de nos entreprises de l’énergies
En parallèle, trois fédérations (CGT, FO, CFDT) ont été reçues au ministère (MEDDE). La délégation FNME a exigé la tenue d’une table ronde tripartite, entre TOUS les employeurs du thermique à flamme (EDF, UNIPER (EX SNET) …), l’Etat et les fédérations syndicales AVANT tout enclenchement de processus de fermeture. Le représentant du ministre va transmettre cette revendication. A suivre donc.
A Paluel, près de 400 salariés normands de l’énergie se sont rassemblés : agents EDF, eRDF-GrDF, mais aussi d’AREVA et prestataires. Ils ont reçu le soutien de Philippe Martinez, qui a annoncé une grande journée d’action interprofessionnelle fin mars, à laquelle la FNME-CGT par la voix de Sébastien MENESPLIER secrétaire général adjoint présent auprès des salariés, s’associera pour défendre nos entreprises, nos emplois et porter les revendications de tous les salariés.

Ailleurs, en France, des rassemblements ont eu lieu (450 personnes à Montpellier, 200 à Marseille …), des distributions de tracts aux usagers (1500 tracts diffusés à Bordeaux). Très souvent, ces actions rassemblaient des salariés de tout le champ de l’énergie, mettant ainsi en évidence la convergence des revendications des salariés.
Les baisses de charge ont atteint 10200 MW, avec la participation du parc thermique ( EDF, UNIPER°) et du nucléaire, ayant dans ces centrales des taux de grévistes montant jusqu’à 62% au Tricastin, 78 % à GARDANNE et dans les sites hydrauliques jusqu’à 43%. Les agents des AMT (ex-ILM) ont bloqué leurs sites.
A la Distribution les salaries ont maintenu le taux de grévistes national de 20%.
Au RTE, outre la participation aux rassemblements, des actions de reprise en main de l’outil de travail, à Bordeaux, ou encore sur le site hydraulique de la Tuyère ont été réalisées. Le taux de gréviste atteint globalement 28%, montant jusqu’à 39% pour la direction réseau, clients et territoires.
A GRT gaz, le taux de gréviste est nationalement de près de 15%, allant jusqu’à 27% pour les Opérations.

Une journée froide que les énergéticiens ont su réchauffer, en faisant converger leurs revendications. Une pression à maintenir, pour obliger employeurs et gouvernement à retirer leurs projets destructeurs. L’urgence est donc de retourner auprès de tous les salariés de l’énergie, quelle que soit leur entreprise, leur unité, leur catégorie professionnelle, pour voir avec eux les suites à donner, jusqu’à, mais sans attendre, la journée d’action interprofessionnelle de la fin mars.