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32 heures

Gagner sur les RTT avec les Ingénieurs Cadres et Techniciens CGT

dimanche 13 décembre 2015 , par Sabine Ferry

Plusieurs dizaines de militants ingénieurs cadres et techniciens (Ugict) CGT étaient réunis, le 26 novembre dernier, dans les locaux de la CGT autour des questions de réduction du temps de travail et de la campagne droit à la déconnexion, lancée par l’organisation l’an dernier. Cette journée d’échanges offrait une belle occasion pour les intervenants de donner notamment leur point de vue sur ce qui va devenir la campagne phare de la CGT dans les prochains mois : la réduction du temps de travail portée à 32 heures.

Constat partagé : les ingénieurs, cadres et techniciens sont des catégories professionnelles particulièrement confrontées à l’intensification du temps de travail, redoublée avec les outils numériques.

En septembre 2014, l’Ugict démarrait une campagne proposant la construction et la négociation du droit à la déconnexion et du droit à la réduction effective du temps de travail, dans le souci de préserver la qualité de vie au travail et personnelle.

Le dernier baromètre annuel de la CGT réalisé par l’institut de sondage Harris montre notamment que de nombreux salariés déclarent travailler plutôt autour de 38, voire 40 heures par semaine. Nombre d’entre eux jugent indispensable de voir leur temps de travail réduit pour améliorer leur qualité de vie, et souhaitent se rapprocher de la durée légale actuelle.

Mohammed Oussedik, dirigeant de la CGT, en a profité pour présenter les grands axes de la campagne 32 heures, dont il est le pilote. (Voir l’argumentaire ici)

Retour des échanges en images…

L’UGICT-CGT dans la lignée de la campagne lancée par la Confédération CGT revendique une réduction du temps de travail à 32 heures, notamment par le droit à la déconnexion. Il s’agit également de revoir le sens et le contenu du travail de chacun.

Sur la région Nord-Pas-de-Calais, la CGT SNCF a lancé une grande consultation sur la question de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle dans le but de faire prendre conscience aux salariés du temps qu’ils passent au travail.

Selon la convention collective Syntec, les salariés cadres doivent gagner en modalité de temps de travail au minimum le plafond annuel fixé par la Sécurité Sociale. Or chez Altran Technologies cette obligation n’était pas respectée. « Tous les ans la direction, vole 10 000 euros à ses salariés ». A Toulouse, en septembre 2014, les salariés ont gagné en justice, grâce au soutien des délégués CGT, un minimum de 30 000 euros par personne, soit le paiement des heures supplémentaires.

Autre exemple, chez EDF SA, la direction a voulu négocier un avenant à l’accord temps de travail de 1999 pour introduire la notion de forfait-jour pour les cadres et agents de maîtrise. Le syndicat CGT de l’entreprise a pu faire échouer cette démarche au moyen d’une consultation afin de mobiliser les salariés.