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Éboueurs

Forte mobilisation contre la pénibilité et l’insalubrité

lundi 12 mai 2014 , par Sabine Ferry

Vif succès de la journée nationale d’action des éboueurs, balayeurs, chauffeurs, agents de tri et de traitement des déchets, ce lundi 12 mai. Quatre-vingt-dix pour cent de grévistes chez Sita, 60% chez Urbaser, 40% chez Veolia, 80% de grévistes à Martigues, 65% dans l’agglomération de Niort, 60% à Nantes et dans le département des Landes ou encore 30% à Paris, où près de 300 éboueurs ont manifesté aux abords de la Tour Eiffel…

Les 35 000 agents du secteur de la collecte des déchets, relevant du public comme du privé, étaient appelés par les fédérations CGT des Transport et des Services publics à faire grève pour dénoncer notamment la pénibilité et l’insalubrité de leurs métiers : une récente étude révèle en effet que ces professionnels ont 5 ans et demi d’espérance de vie en moins que les cadres ou les administratifs. Il s’agissait aussi de réclamer une remunicipalisation de la collecte et du traitement des déchets, une retraite anticipée, une réduction du temps de travail, ainsi que la revalorisation de leurs salaires.

Dans certains secteurs, des préavis de grève ont été reconduits ce mardi 13 mai, dont un débrayage d’une heure à Paris.

Une délégation syndicale a été reçue dans l’après-midi au ministère de la Fonction publique.

« Nous avons exigé la tenue d’une table-ronde sur l’ensemble de la filière, privée comme publique, et sans réponse rapide nous passerons à d’autres modes d’actions », a prévenu Sébastien Cravero, animateur de la filière CGT Collecte et traitement des déchets.

« Tout le monde s’accorde à dire que ces métiers sont pénibles et peu gratifiants, mais ils sont essentiels au bien-être de tous. Ces travailleurs sont là quotidiennement pour faire en sorte que les 372 kilos de déchets produits par an et par chaque habitant de notre pays soient ramassés, collectés et traités  », rappelait la CGT dans son préavis de grève.

Le 15 mai, les agents seront dans les manifestations de la fonction publique, affirme Sébastien Cravero « contre le gel du pont d’indice que l’on subit aussi, et contre l’austérité qui nous est imposée. »