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Métallurgie

GM&S : faute de proposition satisfaisante de l’État, la lutte continue !

jeudi 15 juin 2017

Suite à la réunion du lundi 12 juin avec la cellule de crise mise en place par l’Élysée, aucune solution satisfaisante de reprise n’a été proposée, et ce malgré les pistes de travail présentée à l’État lors de cette rencontre par les syndicats CGT et FO. Les salariés ont par conséquent voté la poursuite des action à 85,6 %.

La lutte continue pour GM&S. Lors de la réunion du 12 juin dernier avec la cellule de crise mise en place par l’Élysée, un seul repreneur a été avancé (groupe GMD). Problèmes de taille : le groupe refuse la diversification de l’entreprise, la reprise ne concernera que 140 salariés... sur 277, et Monsieur Martineau, président de GMD, ne souhaite pas d’augmentation du chiffre d’affaires proposé par Peugeot et Renault.

Les syndicat CGT et FO ne sont bien entendus pas satisfaits de cette proposition, qui laisserait 137 familles sur le carreau. Il avaient pourtant proposé plusieurs pistes de travail à l’État durant la réunion :

  • qu’il continue à négocier une augmentation du chiffre d’affaires par Renault et Peugeot, attirant ainsi d’autres repreneurs et améliorant de fait les offres de reprises ;
  • qu’il prenne contact avec d’autres repreneurs potentiels du secteur ou non, et leur présente le site avec les évolutions du chiffre d’affaires (non intégré dans le data room par l’administration judiciaire) ;
  • qu’il demande une prolongation de la période d’observation à septembre, financée par l’activité, les constructeurs et l’État, pour éviter qu’un futur repreneur ne se retrouve pénalisé par les surcoûts importants que représenterait une reprise durant les congés d’été ;
  • qu’il laisse du temps à une reprise pérenne, au regard des récentes évolutions obtenues par Bruno Lemaire ;
  • qu’il obtienne une indemnité extra légale financée par les responsables du naufrage de GM&S, à hauteur du chiffre d’affaires par salariés (150 000 euros) pour chaque emploi perdu, pour compenser le préjudice subi par les salariés dont la moyenne d’âge – 50 ans – diminue grandement les chances de retrouver un emploi par la suite.

Les organisations syndicales ont par conséquent organisé une votation. Plus de 85 % des salariés ont ainsi répondu favorablement à la poursuite des actions « dans le but de faire évoluer les offres et pousser les constructeurs à remettre le chiffre d’affaires nécessaire à une reprise pérenne bien supérieur à 140 [salariés] ». Dans un premier temps, ils ont décidé de rebloquer le site GM&S de la souterraine dès le 13 juin, dans l’attente des réponses aux demandes formulées à la cellule de crise.

Une nouvelle réunion avec la cellule de crise s’est déroulée en visioconférence le 14 juin à 15 h 30 à la préfecture de la Creuse, avec la présence en soutien des salariés. Une troisième est prévue le 16 juin à Bercy, et sera dirigée par le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire. Une fois encore, les salariés seront présents.