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Scandale sanitaire

De l’amiante à la cité administrative de Rouen

lundi 19 mars 2018

À la cité administrative de Rouen, il aura fallu l’alerte pour danger grave et imminent des représentants du personnel au CHSCT de la Direccte en janvier dernier pour que des prélèvements, qui confirmeront la présence d’amiante sous une forme effritable, donc dangereuse, soient réalisés.

« Nous avons désormais la preuve que depuis juillet 2013, les services de l’État ont connaissance du fait que les joints des fenêtres de la cité administrative sont amiantés et dégradés, exposant ainsi une grande majorité des 1200 agents y travaillant, ainsi que les usagers de ses services, à l’inhalation de la fibre tueuse », explique le communiqué commun CGT, SUD, Snutef/FSU, FO de la Direccte 76.

Si des mesures, comme la fermeture de plusieurs bureaux où des prélèvements ont été réalisés sans respect des règles de sécurité ou l’interdiction d’ouvrir les fenêtres des autres bureaux ont été prises dans certains services, l’administration tarde une nouvelle fois à prendre les véritables mesures conservatoires demandées permettant de protéger la santé de ses agents, à savoir le recouvrement durable et étanche des joints intérieurs et extérieurs en attente du remplacement des fenêtres.

« Alors que l’État entend engager une rénovation complète de la cité administrative de Rouen, annonçant des crédits d’environ 100 millions d’euros, il est insupportable de ne pas mettre en œuvre les mesures immédiates de protection de ses agents et des usagers au motif d’une sous-estimation du risque et de contraintes budgétaires ! »

Déjà en 2014...
Le 17 mars 2014, près de 550 agents de l’État devaient déménager au sein de l’immeuble CONCORDE à Rouen dans l’ex-immeuble occupé par France Télécom. Ce déménagement n’aura jamais lieu compte tenu des analyses demandées par les organisations syndicales qui révèleront la présence de fibres d’amiante dans l’air après la fin des travaux de désamiantage et d’aménagement. Au-delà du scandale financier, l’État ayant payé des millions d’euros en pure perte, cela démontre surtout l’incapacité de la préfecture à gérer des travaux dans l’urgence en tant que futur locataire alors que ceux du propriétaire étaient encore en cours.