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  • Ile-de-France
    En lutte, trois camarades licenciés réintégrés chez ESD Aulnay-sous-Bois ›››

    La direction d’ESD Aulnay-sous-Bois a réintégré 3 salariés licenciés grâce à la solidarité de leurs camarades qui se sont mobilisés. Le lundi 5 février 2018 à 4h du matin, 100% des salariés d’ESD Aulnay-sous-Bois étaient en grève pour protester contre le licenciement injuste de 2 salariés. Grâce à cette solidarité, la direction a ouvert des négociations qui ont vite abouti à la réintégration immédiate des deux camarades sur leurs postes de travail. Le 29 (...)
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  • Santé
    Réorganisation au CMP de Sully-sur-Loire : alerte à la désertification médicale ›››

    Le centre médico-psychologique de Sully sur Loire est menacé de fermeture par la direction du centre hospitalier Georges Daumezon de Fleury-les-Aubrais. "Pour calmer les représentants du personnel", explique la CGT Santé et action sociale dans un communiqué, "la direction a décidé, toute seule, de laisser ouvert le CMP deux jours par semaine au lieu de cinq. Elle déplace 3 des 4 infirmiers au CMP de Châteauneuf et la quatrième infirmière est (...)
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  • Réforme de l’encadrement
    Nouvelle négociation sur l’encadrement le 13 mars ›››

    La disparition le 1er janvier 2019 de l’Agirc, régime de retraite complémentaire qui identifie les salariés relevant du périmètre de l’encadrement, invite les organisations syndicales de salariés et d’employeurs à engager une négociation concernant la définition interprofessionnelle de ces personnels et leurs droits. Cette négociation est majeure, autant individuellement que collectivement. Elle va permettre de définir l’encadrement, mais aussi de (...)
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  • Représentativité
    La CGT au Conseil de surveillance de la Banque postale : une première ›››

    Pour la première fois depuis la création de La Banque postale, la CGT obtient un élu au Conseil de surveillance en atteignant 15,55 % des voix (15,26 % en avril dernier au 1er tour des élections professionnelles). « Le résultat de l’élection au Conseil de surveillance de La Banque postale confirme l’ancrage et la progression de l’audience de CGT parmi les salariés de cette entreprise », explique la CGT FAPT dans son communiqué du 15 février 2018. (...)
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  • Migrants
    Les agents de l’OFPRA en grève le 21 février ›››

    Les agents de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) seront en grève le 21 février, jour de présentation en Conseil des ministres du projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif ». Soutenus par les syndicats Action syndicale libre (ASYL) et la CGT Ofpra, ils dénoncent une « confusion des genres » qu’ils croyaient « abolie depuis la disparition du ministère de l’immigration et de l’identité (...)
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  • Vie syndicale
    Luttes, victoires, syndicalisation : le triptyque gagnant ›››

    Le 14 février 2018, la CGT organisait une journée des luttes gagnantes à Montreuil. Sur les deux dernières années, la CGT comptabilise ainsi plus de 300 victoires. Philippe Martinez, son secrétaire général, nous explique quel était le sens de cette journée, placée sous le signe des luttes, des victoires et de la syndicalisation. Pour en savoir plus : lire l’article consacré à cette journée. Retrouvez prochainement une série de témoignages de (...)
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  • Migrants
    Les agents de la Cour nationale du droit d’asile en grève ›››

    Depuis mardi 13 février, les agents de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) ont lancé un préavis de grève reconductible, avec les syndicat Unsa, FO et CGT, pour dénoncer la logique comptable qui prévaut désormais dans le traitement des demandes de droit d’asile qui leurs sont soumises. Au début des années 50, une Commission des recours des réfugiés a vu le jour, afin de régler la situation des personnes déplacées en raison de la guerre qui venait (...)
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  • Discrimination syndicale
    Acharnement contre un délégué syndical à Leclerc ›››

    Le vendredi 16 février 2018 à 9h30 devant le Leclerc de La Ferté-sous-Jouarre (77) aura lieu un rassemblement pour dénoncer la procédure de licenciement engagée à l’encontre de Pierre Doré, 38 ans, salarié élu CGT du magasin. La direction du magasin Leclerc de La Ferté-sous-Jouarre (77) vient à nouveau d’engager une procédure de licenciement à l’encontre de Pierre Doré, avec mise à pied à titre conservatoire. Cette décision intervient alors que quelques (...)
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  • Vie syndicale
    Plus de 300 luttes gagnantes en 2016-2017 pour la CGT ! ›››

    La CGT organisait une première ce 14 février : rassembler des témoignages sur les luttes gagnantes de ces deux dernières années. La CGT organisait une première ce 14 février : rassembler des témoignages sur les luttes gagnantes de ces deux dernières années. Plus de 200 militants étaient présents à Montreuil, une trentaine d’entre eux témoignant de leur lutte et de leurs cortège de victoires. « Ce sont plus de 300 luttes gagnantes que nous avons (...)
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  • Discriminations
    120 travailleurs sans-papiers en grève pour leur régularisation ! ›››

    Ce mardi 13 février 2018 avait lieu une conférence de presse, en présence de Philippe Martinez, réclamant la régularisation des travailleurs sans papiers en grève dans leurs entreprises depuis le 12 février 2018. En l’espèce, depuis le lundi 12 février 2018, dès l’aube, 120 travailleurs sans papiers ont entamé une grève dans 6 entreprises d’Ile de France, afin de réclamer la régularisation de leur situation. Ces derniers, du fait de leur situation (...)
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  • Santé
    Juridiquement, la nomination de la direction du CHU de Toulouse pose problème ›››

    Le 31 janvier nous avons publié un article pour informer que l’arrêté de nomination de la directrice générale par intérim n’avait pas été publié. Cette affaire s’est déroulé dans un contexte de forte mobilisation des personnels pour l’amélioration des conditions de travail et de soin au CHU de Toulouse. Les organisations CGT et SUD avaient alerté sur l’absence de publication de la nomination de la directrice par intérim, créant un risque juridique majeur (...)
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  • Services publics
    L’accès à l’eau doit être un droit inaliénable ›››

    Une proposition de loi constitutionnelle visant à faire de l’accès à l’eau un droit inaliénable vient d’être rejetée le 1er février 2018 par les députés LREM et LR. La fédération CGT des services publics réaffirme la nécessité de ce droit inaliénable à l’eau et à l’assainissement, via la création d’un service public national de l’eau et de l’assainissement. Le 1er février 2018, l’Assemblée nationale, via les députés LREM et LR, a rejeté une proposition de loi (...)
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  • Santé
    Sit in de 35 salariés à la clinique des Sorbiers à Issoire ›››

    Vendredi, 35 salariés sur une cinquantaine, à la Clinique des Sorbiers à Issoire, ont débrayé pour protester contre la baisse de leur salaire depuis le rachat de cet établissement privé lucratif de soins de suite et de réadaptation par le Groupe Orpea. Au moment du rachat en janvier 2016, le groupe ORPEA au travers de sa filiale Clinea, il y a eu dénonciation des accords d’entreprise. Avec le délai de préavis de quinze mois, c’est seulement à la (...)
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  • Holiday Inn Clichy (92)
    Les « invisibles de la sous-traitance » ont gagné ! ›››

    Pour les salariés d’Hemera, sous-traitant de l’Holiday Inn de Clichy (92), c’est la fin d’un long combat, qui s’achève sur une belle victoire, après plus de trois mois de grève. C’est finalement la table ronde organisée par la préfecture des Hauts-de-Seine qui a permis aux « invisibles de la sous-traitance hôtelière » de faire entendre leurs revendications, après des semaines de surdité patronale. Un accord de fin de conflit a été signé le 8 février (...)
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  • Précaires
    Pour sauver l’assurance chômage, manifestons le 15 février ! ›››

    Face aux détricotage de la protection sociale telle que l’avait conçu le Conseil national de la Résistance, le comité CGT des travailleurs précaires et privés d’emploi organise ce 15 février des manifestations devant les agences Pôle emploi de toute la France. Les réformes engagées par Emmanuel Macron, en particulier la suppression des cotisations maladie et chômage, mettent en péril l’assurance chômage. Avec les réformes de Macron et la (...)
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  • Travailleurs sans-papiers
    La « traite d’êtres humains » reconnue pour les coiffeuses du 57 bd de Strasbourg à Paris ›››

    Ce jeudi 8 février, Mohammed Bamba, gérant du salon de coiffure du 57 bd de Strasbourg à Paris, a été condamné pour « traite d’êtres humains » et conditions de travail contraires à la dignité humaine. C’est la première fois qu’une victoire a lieu sur cette notion dans un contexte de travail collectif. Un beau combat gagné par la CGT qui était partie civile avec les 18 coiffeuses. Mohamed Bamba, gérant de droit et de fait, a été condamné à deux ans de (...)
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  • Journalisme
    Droit d’informer et droit d’alerte en danger ! ›››

    La Convention européenne des droits de l’Homme et de la loi du 4 janvier 2010 prévoient la protection des sources des journalistes. Deux jugements viennent d’être rendus qui remettent en cause le droit d’informer et le droit d’alerte. Le magazine Challenge a été condamné par le tribunal de commerce à retirer de son site un article qui dévoilait les difficultés financières de Conforama. Le journaliste Edouard Perrin, avait fait un référé contre (...)
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  • Île-de-France
    Monsieur Hirsch, ouvrez la porte de l’Hôtel-Dieu aux sans-abris ! ›››

    La CGT Hôtel-Dieu pousse un coup de gueule, dans un communiqué qu’elle vient de publier. « Aujourd’hui et suite au plan Grand Froid, la vie de milliers de sans-logis à Paris et en Île-de-France est en jeu », débute-t-il. Or, s’insurge le syndicat, les portes de l’Hôtel-Dieu au centre de Paris restent désespérément fermées, de même qu’une dizaine d’unités vides de services de soins. « Ce sont près de 300 places d’hébergement d’urgence supplémentaires qui (...)
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  • Enédis
    Mise en place d’un plan social de 2000 suppressions d’emplois ›››

    La Fédération CGT-Mines Energie a dénoncé, dans un communiqué de presse,le plan social que prépare Enédis de 2000 suppressions de postes à l’horizon 2020. Enedis est, depuis 2016, dans une dynamique d’économies, pour répondre à la pression des actionnaires de sa maison mère, le groupe EDF : suppressions d’emplois et réduction des implantations territoriales, réorganisations internes, remise en cause des conditions d’exercice de l’astreinte et du temps de (...)
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  • Fonction publique
    Succès de la manif des conseiller·ère·s d’insertion et de probation ! ›››

    Les conseiller·ère·s d’insertion et de probation se sont donné rendez-vous à Paris le 1er février 2018 à la Madeleine pour une manifestation nationale afin d’obtenir la mise en œuvre immédiate de la revalorisation salariale et statutaire obtenue en mai 2017. Raison de cet appel : en mai 2017, le gouvernement validait la revalorisation statutaire (passage de la catégorie B à la catégorie A) et salariale des conseiller·ère·s d’insertion et de probation au (...)
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Économie

CAC 40 : trente ans d’engraissement des actionnaires

vendredi 19 janvier 2018

Plusieurs fois par jour — voire par heure — les médias, y compris les médias publics, nous informent sur les variations du CAC 40. Une telle présentation est intimement liée à une idée fausse, entretenue par les libéraux et le patronat, selon laquelle le cœur de l’économie se bat à la Bourse. Qu’en est-il en réalité ?

Retrouvez ce Flash éco du pôle économique de la CGT en téléchargement sur notre site.

QU’EST-CE QUE LE CAC 40 ?
CAC est l’abréviation de « cotation assistée en continu ». Le CAC 40 constitue le principal indice de la Bourse de Paris. Il est calculé sur la base de la valeur («  cours  ») des actions des 40 sociétés (entreprises industrielles et de services, y compris banques et assurances) les plus importantes présentes à la Bourse de Paris.

Le CAC 40 a été créé en décembre 1987, quelques mois après le fameux « krach de 1987 ». Lors de sa création, la valeur de cet indice était de 1 000 (« 1 000 points de base »). Trente ans plus tard, au 31 décembre 2017, le CAC 40 dépassait les 5 300 (5 312 points exactement).

UN INDICATEUR DE LA FINANCIARISATION DE L’ÉCONOMIE
Les actions des entreprises cotées à la Bourse font l’objet de transactions permanentes. De ce fait, la «  capitalisation boursière » d’une entreprise cotée à la Bourse peut varier, et varie effectivement, dans le temps. La capitalisation boursière résulte de la multiplication du nombre d’actions composant le capital d’une société par le cours de Bourse de ces actions à une date donnée.

La capitalisation du CAC 40 représente la somme de la capitalisation boursière des sociétés qui composent cet indice. Elle a été multipliée par plus de 20 en l’espace de trente ans : en 1987, lors de la création du CAC 40, sa capitalisation boursière était de 56,5 milliards d’euros. Elle a atteint 1 179 milliards en 2017. Par comparaison, le produit intérieur brut (PIB) de la France était de 860 milliards d’euros en 1987 ; il est de l’ordre de 2 270 milliards en 2017.

La comparaison de l’évolution du CAC 40 — qui témoigne de l’état de la Bourse — et celle du PIB — qui exprime la capacité réelle de la production des biens et services — est très instructive. Entre 1987 et 2017, le PIB a été multiplié par 2,6. Sur la même période, la capitalisation boursière du CAC 40 a été multipliée par 21, presque dix fois plus vite que la hausse du PIB.
Cet écart impressionnant entre l’évolution de la valeur ajoutée générée à travers la production des biens et services (PIB) et celle de la capitalisation boursière du CAC 40 est un indicateur important de la financiarisation de notre économie.

UN GONFLEMENT DE LA CAPITALISATION BOURSIÈRE DES SOCIÉTÉS DU CAC 40
En 2017, la première capitalisation boursière du CAC 40 revient à LVMH avec 128 milliards d’euros. Lors de la création du CAC 40 en 1987, la capitalisation boursière de LVMH était de 2,63 milliards d’euros et cette entreprise occupait la 7e place en termes de capitalisation boursière. Sa capitalisation boursière a donc été multipliée par presque 50 (48,7 plus exactement) en l’espace de trente ans.

Il convient aussi de rappeler le cas d’Elf Aquitaine avec une capitalisation boursière de 3,51 milliards d’euros en 1987 (1re place).
Le pétrolier Total occupe la 2e place en 2017 avec une capitalisation boursière de 116,7 milliards d’euros. Même s’il ne s’agit pas de la même société, on note une capitalisation boursière multipliée par 33.

Trois autres sociétés se trouvent parmi les dix premières capitalisations boursières du CAC 40 aussi bien en 1987 qu’en 2017 : BNP-Paribas (Paribas en 1987), AXA (Compagnie du Midi en 1987) et Danone (BSN en 1987).
La capitalisation boursière de BSN (Danone) est passée de 3 milliards d’euros (3e place en 1987) à 47,6 milliards en 2017 (10e place). Elle a été multipliée par 16.

La capitalisation boursière de Paribas est passée de 2,7 milliards d’euros (6e place en 1987) à 78,8 milliards en 2017 (4e place). Elle a été multipliée par 29.

Enfin, la capitalisation boursière d’AXA est passée de 2,35 milliards (9e place en 1987) à 62,3 milliards (7e place en 2017). Elle a été multipliée par 26. Au total, en l’espace de trente ans la capitalisation boursière des dix premières sociétés du CAC 40 a été multipliée par 29, passant de 28 à 800 milliards d’euros (précisons que la composition des «  dix premiers de la classe  » n’est pas la même en 1987 et en 2017).

Selon les libéraux et le patronat, le développement des marchés financiers — dont les évolutions de la Bourse sont un indicateur — serait nécessaire pour le bon fonctionnement de l’économie. Effectivement, nous constatons une forte hausse de la Bourse et de sa place dans l’économie. Qu’en est-il alors des indicateurs économiques et sociaux ?

Les actionnaires ont largement profité de ces évolutions. Ainsi, les sociétés du CAC 40 ont versé plus de 540 milliards d’euros à leurs actionnaires au cours des dernières années. Mais pour le monde du travail, le développement des marchés et la financiarisation de l’économie auront été synonymes de plus de souffrances.

Pour déconstruire le discours idéologique des libéraux et du patronat selon lequel il faut favoriser le développement des marchés financiers pour améliorer la situation économique, il suffit de comparer l’évolution du CAC 40 avec celle de quelques indicateurs économiques et sociaux comme l’emploi, le chômage et la précarité.

Rappelons que l’indice CAC 40 est passé de 1 000 en 1987 à 5 312 en 2017, après avoir atteint un sommet de 6 922 en septembre 2000. Pendant ce temps, la part de l’industrie dans l’emploi total a chuté de 18 % en 1987 à 10 % en 2017. Autre indicateur important : sur la base de l’indice de 100 en 2010, la production industrielle est passée de 111 en 1990 à 105 en 2017. Sur la même période, la production est passée de 112 à 107 dans l’industrie manufacturière. Ces chiffres attestent d’un recul de l’industrie en termes d’emploi et de production, avec des conséquences néfastes pour les salariés et les territoires. Ce recul va de pair avec la financiarisation de l’économie, la permanence d’un chômage massif et le développement de la précarité et des inégalités.

En effet, le nombre de demandeurs d’emploi selon la définition du Bureau international du travail (BIT) est passé de 2,1 millions en 1987 à 2,7 millions en 2017, le taux de chômage passant de 9 à 9,7 %, après avoir atteint 11 % en 1997. Pendant ce temps, le taux d’emploi à temps partiel — qui est un indicateur de la précarité de l’emploi — est passé de 11,7 % en 1987 à 19,2 % en 2016, dernière année pour laquelle les données sont disponibles. Enfin, le Smic horaire était de 4,24 euros au 31 décembre 1987 et de 9,76 euros au 31 décembre 2017. En l’espace de trente ans, les actionnaires du CAC 40 ont vu la valeur moyenne de leurs actions multipliée par cinq, alors que le Smic n’a été multiplié que par deux.

En résumé, au cours des trente dernières années, les actionnaires du CAC 40 se sont enrichis aux dépens des travailleurs.