mis à jour le 16 mai 2012
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  • Plateforme La Poste de Castelnau-d’Estrétefonds
    La grève se prépare pour le 22 mai ›››

    Un préavis de grève a été déposé par les syndicats CGT, Sud et FO de la plateforme industrielle de Castelnau-d’Estrétefonds pour mardi 22 mai. Les syndicats appellent à un rassemblement devant la direction départementale de La Poste le même jour, dès 10 heures, à Toulouse. Ils dénoncent « la situation de souffrance et la dégradation des conditions de travail et de vie des personnels encadrants ». En cause, la baisse des effectifs et des rythmes de travail (...)
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  • Hôpital Jacques Coeur de Bourges
    Préavis de grève sur les moyens humains ›››

    Après un premier débrayage, il y a six jours, les syndicats CGT, CFDT, Sud et FO du centre hospitalier de Bourges ont reconduit leur préavis de grève jusqu’au 25 mai. L’intersyndicale réclame l’embauche de cent quatre-vingts personnes pour combler les manques. Hier mardi 15 mai, le directeur de l’hôpital est venu à la rencontre avec les personnels qui manifestaient dans le hall de l’établissement. Il a confirmé sa volonté de supprimer les horaires de (...)
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  • Caisse d’allocations familiales Bouches-du-Rhône
    Le bras de fer sur les effectifs se durcit ›››

    Depuis le 9 mai 2012, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, UGICT-CGT et SNFOCOS, les agents et cadres de la CAF13 sont en grève reconductible de 55 minutes tous les jours de 10h35 à 11h30. Ils se battent pour obtenir les moyens nécessaires notamment en terme d’effectifs pour améliorer leurs conditions de travail complètement dégradées et le service public dû aux allocataires. Dans un communiqué commun, les syndicats expliquent qu’avec les politiques (...)
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  • Blocs opératoires du CHRU de Brest
    Grève contre la souffrance au travail ›››

    Ce mardi 15 mai, la CGT appele les personnels des blocs opératoires à une journée de grève sur les conditions de travail. Le syndicat évoque ainsi les « difficultés dénoncées depuis un an concernant l’épuisement professionnel et les mauvaises conditions de travail des agents ». Si le syndicat « se félicite de la mise en oeuvre d’un projet de création de 27postes aux blocs, mais aussi dans les services partenaires (stérilisation, brancardiers). Il n’en (...)
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  • Suicide au technocentre de Guyancourt
    La faute inexcusable de Renault reconnue par la justice ›››

    Un arrêt rendu jeudi 10 mai par la Cour d’appel de Versailles reconnaît que le suicide d’Hervé Tizon, technicien informatique au Technocentre de Renault Guyancourt en 2007, est « dû à la faute inexcusable » du constructeur automobile. La 5ème Chambre de la Cour d’appel de Versailles considère que « Renault n’a pas pris les mesures nécessaires pour préserver Hervé Tizon du danger auquel il était exposé en raison de la pénibilité avérée de ses conditions de (...)
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  • Procès Eternit à Turin
    Les accusés connaissaient la nocivité de l’amiante ›››

    Le tribunal de Turin a publié lundi 14 mai le jugement du procès Eternit. Il en ressort que les milliardaires suisse Stephan Schmidheiny et belge Jean-Louis de Cartier connaissaient depuis 1968 la nocivité de l’amiante, mais n’ont rien fait pour y remédier. Les deux hommes ont été condamnés à seize ans de prison en février pour la mort de milliers de personnes dans deux des quatre usines italiennes du groupe Eternit. Dans les 733 pages de considérants, (...)
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  • Rassemblement devant la prison de Grasse
    La CGT souhaite un changement radical de la politique pénitentiaire et pénale ›››

    Grave pénurie de personnel et absence totale de dialogue sont à l’origine du rassemblement devant la maison d’arrêt de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Une cinquantaine de surveillants pénitentiaires manifestent leur colère, ce lundi 14 devant l’établissement pénitentiaire de Grasse, à l’appel d’une intersyndicale CGT, Ufap, Fo, USP. Les personnels dénoncent le manque d’effectifs, le mépris de la hiérarchie, le non respect du dialogue social, la (...)
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  • Fralib (Géménos)
    Les salariés en appellent au nouveau Président de la République ›››

    Les 103 salariés de Fralib et leur syndicat CGT qui réoccupent leur entreprise depuis vendredi 11 mai en appellent à François Hollande pour un "geste fort" empêchant "Unilever de vider l’usine". "On a rencontré François Hollande cinq fois pendant la campagne et à chaque fois il a pris l’engagement d’être à nos côtés. Il y a urgence maintenant", insiste le délégué du syndicat CGT, Olivier Leberquier. Il souligne que ces engagements ont été confortés à (...)
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  • Cinémas MK2
    Grève des projectionnistes ›››

    Des projectionnistes du réseau de cinémas parisiens MK2 sont en grève depuis samedi 12 mai 2012 pour dénoncer la modification de leurs contrats de travail dans le cadre du passage à la production numérique. Dans un tract commun, les syndicats CGT, SUD-Culture et CNT accusent la direction de MK2 de tenter depuis six mois "de profiter du passage au cinéma numérique pour proposer, sous menace de licenciement, un avenant au contrat des opérateurs (...)
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  • Cahors
    Les aides à domicile en grève ›››

    « Nous ne lâcherons rien ». Les aides à domicile du Lot évoluant sous l’égide de Lot Aide à Domicile (LAD), observent ce vendredi 11 mai 2012, à l’appel du syndicat CGT, une nouvelle journée de grève et de mobilisation. Le syndicat CGT des aides à domicile du Lot dénonce l’accord d’entreprise et notamment « le remboursement des kilomètres-trajets pour toutes des salariées de LAD ». Celles-ci aimeraient être fixées sur l’avenir que l’on dit « incertain » de (...)
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  • Evaluation des enseignants
    Promesse officielle d’abrogation du décret Chatel ›››

    Passé in-extremis la veille de la démission du gouvernement Fillon, le décret réformant l’évaluation des enseignants va battre tous les records de brièveté dans les pages du Bulletin Officiel de l’Education nationale. A la plus grande satisfaction des syndicats d’enseignants qui ont puissamment mobilisé les 15 décembre et 31 janvier derniers contre cette réforme visant à introduire une gestion managériale de l’Education nationale. En effet, "dès la prise (...)
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  • Transports urbains réseaux Kéolis
    Les conflits se multiplient ›››

    Après Tours et Blois, Orléans est également touché par un conflit social des chauffeurs de bus. Si certaines revendications sont propres à chaque réseau, les syndicats s’accordent sur deux points dans ces trois villes : la dégradation des conditions de travail et la revalorisation des salaires. A Orléans, salariés de Keolis réclament 4% d’augmentation sur un an au lieu du 1,5% proposé par la (...)
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  • Fonction publique territoriale
    La CGT Services publics réitère ses revendications ›››

    La fédération CGT des services publics n’a pas attendu pour faire part au futur gouvernement des revendications prioritaires défendues par le premier syndicat de ce secteur. Dans un communiqué, la fédération CGT des Services publics énonce des revendications prioritaires qui doivent être "urgemment satisfaites". la Fédération CGT des Services publics estime que les revendications suivantes sont prioritaires et doivent être urgemment satisfaites : (...)
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  • Fonction publique du Royaume Uni
    Forte mobilisation pour les retraites et l’emploi ›››

    Quelques 400 000 salariés de la fonction publique de tous secteurs étaient en grève jeudi au Royaume-Uni pour protester contre le projet de réforme des retraites combattu depuis dix-huit mois. Cette grève est le troisième mouvement d’ampleur contre la réforme des retraites organisé depuis juin 2011 au Royaume-Uni. On a aussi vu 30 000 policiers britanniques manifester à Londres contre les suppressions d’effectifs. Reste que face à cette mobilisation, (...)
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  • Transports urbains de Blois
    Le conflit se durcit ›››

    Entamée le 16 avril, la grève aux TUB (Transports urbains du Blaisois gérés par Kéolis) a repris de plus belle le 7 mai au matin. Soutenus par la CGT et la CFDT, les conducteurs des TUB revendiquent une hausse des salaires, sur deux ans, de 10,8 %. Kéolis l’exploitant des TUB, a proposé 2,5 % d’augmentation pour 2012 au début des négociations, a fait une proposition à 5 % sur deux ans ou 7,30 % en cas de passage du temps de travail hebdomadaire à (...)
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  • Bus de Besançon
    Grève pour les salaires et les conditions de travail ›››

    Les transports urbains de Besançon risquent d’être perturbés durant la Foire comtoise (du 12 au 20 mai) en raison d’un appel à la grève lancé par les syndicats CGT et CFDT pour samedi 12 mai et peut-être les jours suivants. Les syndicats demandent de meilleures conditions de travail et une hausse des salaires de 7%.
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  • Métallurgie allemande
    Les grèves s’amplifient ›››

    Quelque 115 000 salariés ont pris part jeudi 3 mai 2012 à des débrayages et à des rassemblements organisés pour appuyer les revendications salariales dans l’industrie allemande, a annoncé le syndicat IG Metall. Syndicat et patronat en sont au troisième round de négociations à propos de la convention collective de l’énorme secteur de la métallurgie, qui comprend les machines-outils, la mécanique, l’automobile, l’électro-ménager ou encore les (...)
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  • Bourse du travail de Nice
    Estrosi "expulse" la CGT ›››

    Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé jeudi 3 mai 2012 qu’il ne souhaitait plus que l’union départementale de la CGT réintègre la Bourse du travail de la place Saint-François, dans le Vieux-Nice. L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse improvisée au cours de laquelle il a annoncé ses projets de restauration des bâtiments de la Bourse du travail, dont certains datent du moyen-âge. Un (...)
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  • Amiante
    La justice reconnaît la faute de Sanofi après la mort d’un salarié ›››

    La justice a reconnu jeudi 3 mai 2012 la "faute inexcusable" commise par Sanofi-Chimie en exposant à l’amiante un ex-salarié de son site de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), mort en 2010 d’un cancer broncho-pulmonaire. Le Tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS) de Créteil a ordonné le versement d’indemnités à la veuve, aux enfants et aux petits-enfants d’Amar Berkane, mort en août 2010 alors qu’il venait de prendre sa retraite après trente-sept (...)
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  • Draka (Calais)
    troisième semaine de grève pour des salaires à la hauteur ›››

    Depuis trois semaines, les salariés de l’usine Draka, spécialisée dans la fabrication de câble de fibre optique, sont en grève et maintiennent leur piquet de grève à la porte du site. Le ras-le-bol sur les salaires couvait depuis des mois et s’était traduit par des débrayages avant de se transformer en un conflit dur. La détermination est d’autant plus forte que le groupe réalise un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros par an. En cause : la (...)
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Accords "compétitivité emploi"

Medef et gouvernement veulent en finir avec le contrat de travail

jeudi 23 février 2012, par F. Dayan

Lors du sommet social du 18 janvier 2012, Nicolas Sarkozy a enjoint aux partenaires sociaux de négocier dans un délai de deux mois des accords « Compétitivité - Emploi ».
Une première réunion s’est tenue avec les organisations patronales le 17 février 2012, trois réunions devraient suivre jusqu’au 13 avril 2012
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Derrière l’affichage, quels sont les objectifs de ces accords ?

S’appuyant sur le contexte de dégradation de la situation de l’emploi, l’objectif est de « jouer » sur le temps de travail et les salaires dans l’entreprise au prétexte de « préserver » les emplois.

Actuellement, des accords de ce type peuvent être conclus entre patronat et syndicats mais avec l’autorisation expresse des salariés.

Pour le Medef, il s’agit de saisir l’opportunité de la crise actuelle afin d’obtenir un accord interprofessionnel pour imposer plus de flexibilité du temps de travail et des salaires aux salariés. Pire ! …Cet accord pourrait préfigurer de futures dispositions législatives !

Le Medef, avec l’appui du gouvernement, veut sécuriser la flexibilité

Le gouvernement a largement anticipé dans un sens pro-patronal l’ouverture de cette négociation.

L’article 40 de la loi Warsman, actuellement en discussion au parlement, entend acter le fait qu’un accord collectif peut s’imposer aux salariés sans que cela constitue une modification de leur contrat de travail dans le domaine de la modulation du temps de travail.

Si les organisations syndicales ont condamné cette disposition, le Medef y voit l’ouverture d’une voie royale pour sécuriser, cette fois avec l’appui d’accords d’entreprises, la flexibilité salariale.

L’objectif visé est celui d’une dérégulation du droit du travail. Ainsi, loin de se limiter aux seules entreprises soumises à la « compétitivité », ces accords pourraient s’appliquer à toutes les entreprises.

En France, plus de 90 % des salariés sont couverts par une convention collective. Le Medef n’a de cesse de travailler à leur éparpillement et leur affaiblissement. Mais il veut aller plus loin, en s’attaquant désormais au principe même du contrat de travail.

Pour le salarié, les possibilités de recours pour faire valoir son contrat de travail disparaîtraient.
Il n’aura d’autres choix que d’accepter le chantage emploi contre nouveaux horaires ou/et baisse de salaire sinon, c’est le licenciement sans recours.

Des conditions de négociations particulièrement déloyales

Il serait demandé aux organisations syndicales de cautionner, par des accords collectifs, le droit à l’employeur de définir toute la réglementation dans l’entreprise.
En résumé, les organisations syndicales en seraient réduites à faire le « sale boulot » au profit de l’employeur.

Les salariés et les syndicats ont beaucoup à perdre d’une telle approche.
En outre, elle affaiblit la négociation collective et le pouvoir de négocier des syndicats, qui le font au nom des salariés qu’ils représentent et dans le but d’améliorer leur situation.

Ce n’est pas un renforcement de la négociation collective qui peut être attendu, mais un détournement de celle-ci dans un sens défavorable aux salariés.

Pour la CGT, les organisations syndicales ont des responsabilités mais n’ont pas mandat des salariés pour négocier à la baisse leurs droits fondamentaux.

La mobilisation des salariés est indispensable face à l’offensive coordonnée en Europe contre la réglementation du travail

Partout en Europe, les droits des salariés auraient vocation à être passés à la moulinette. Face à cette régression généralisée, les salariés avec leurs syndicats, dans l’unité, se mobilisent dans chaque pays :
Grèce : vendredi 10 février, puissante manifestation contre le plan de régression du droit du travail des salariés.
Portugal : Le samedi11 février, 300 000 manifestants à Lisbonne.
Espagne : Près d’un million de manifestants se sont mobilisés le 19 février à Madrid pour s’opposer à la suppression d’éléments fondamentaux du Code du travail espagnol.

L’intervention des salariés est, dès à présent, nécessaire :

  • pour s’opposer à cette logique de déréglementation qui s’inscrit dans les politiques d’austérité imposée en France et en Europe ;
  • Pour revendiquer des alternatives porteuses d’une sortie de crise par le développement de l’emploi, des qualifications et une plus grande sécurité pour tous les salariés en France et en Europe.

Ensemble, nous avons toutes les raisons pour nous mobiliser en France, le 29 février 2012, dans le cadre de la journée européenne d’action.