Pour la Cgt, le respect de la citoyenneté et des libertés à l’entreprise est une condition essentielle d’efficacité économique et de développement. C’est un combat qu’elle poursuivra avec détermination.
Il y 20 ans, un ouvrier des usines Dunlop de Montluçon était licencié pour avoir dénoncé ses conditions de travail, dans une interview donnée au journal « L’Humanité ».
C’était le début de l’affaire CLAVAUD qui allait marquer un tournant essentiel dans la reconnaissance et la défense des libertés à l’entreprise.
Après deux ans de procédure, la Cour de cassation confirmait la réintégration d’Alain CLAVAUD, premier exemple de retour à son emploi d’un salarié non titulaire d’un mandat syndical ou électif.
Le 31 décembre 1992, la loi posait enfin le principe de protection des libertés individuelles et collectives à l’entreprise.
Vingt ans après le licenciement d’Alain CLAVAUD, la Cgt tout entière s’associe au rassemblement organisé le 8 septembre à Montluçon. Elle tient à saluer le courage d’Alain et la ténacité des militants, juristes et personnalités d’horizon divers qui ont mené et gagné le combat pour sa réintégration. Il reste malheureusement de pleine actualité : la répression et les discriminations anti-syndicales sont monnaie courante, trop souvent relayées par des poursuites pénales ; les atteintes à la dignité, les entraves à la liberté d’expression, la négation des droits de la personne au nom de la compétitivité n’ont pas disparu ; avec le CNE autorisant le licenciement non motivé d’un salarié, les pouvoirs publics donnent l’exemple du mépris de l’individu et du recul des droits sociaux.
Pour la Cgt, le respect de la citoyenneté et des libertés à l’entreprise est une condition essentielle d’efficacité économique et de développement. C’est un combat qu’elle poursuivra avec détermination.