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Négociations ARRCO-AGIRC 2015

Négociations ARRCO-AGIRC 2015

Gérés paritairement par le patronat et les organisations syndicales de salariés, les régimes de retraite complémentaire sont une partie essentielle de notre système. Ces régimes sont obligatoires et fonctionnent selon la technique de la répartition (les actifs cotisent pour payer la pension des retraités et acquièrent eux mêmes un droit à pension). Du point de vue européen, ces régimes appartiennent au 1er pilier (régimes publics obligatoires par répartition). L’Arrco et l’Agirc fédèrent les institutions de retraite complémentaire. Périodiquement, les règles qui régissent ces deux régimes sont négociées, tant pour ce qui concerne le volet des cotisations que celui des prestations servies.


Dernière mise à jour : 22 juin 2015

Les négociations en cours sur les régimes de retraite complémentaires des non cadres (ARRCO) et cadres (AGIRC) ont débuté le 17 février dans un climat de forte tension. L’ultime séance de négociations doit se tenir le 22 juin.

En effet, ces deux institutions essentielles de notre système de retraite connaissent un lourd problème de financement, aggravé depuis 2009 par la crise et par le refus patronal d’augmenter le montant des ressources allouées aux régimes.

Ces deux régimes concernent l’ensemble des salariés du privé, soit 18 millions de cotisants et 12 millions de retraités auxquels elles versent des pensions qui représentent de 30 à 70% des revenus. C’est dans ce contexte aigu que la Cour des comptes a récemment conforté la position patronale en préconisant principalement de reculer l’âge d’ouverture des droits et en reprenant à son compte l’approche patronale selon laquelle il est impossible d’augmenter les cotisations sans remettre en cause la compétitivité des entreprises.

Dans cette nouvelle séquence de négociations, la partie patronale avance avec une série de propositions qui visent toutes à réduire le niveau de protection sociale et même à remettre en cause le statut cadre en proposant la fusion des deux régimes.

La CGT avance à l’inverse une série de propositions visant à accroître durablement les ressources en élargissant l’assiette de cotisation à tous les revenus, en modulant les cotisations en fonction de la part des salaires dans la valeur ajoutée, en rendant effective l’égalité salariale entre les femmes et les hommes pourtant inscrite dans cinq textes français et européens.

Photo Robert Terzian - Divergence